lundi 4 mai 2009

Comme Pierre

Je me sens comme Pierre. Quand Jésus lui demandait s'il l'aimait, Pierre répondit, avec certitude: OUI. Puis, au moment où Jésus allait être mis à mort, Pierre l'a renié trois fois pour sauver sa peau. Je suis pareille. Je sais au plus profond de moi que j'aime Jésus. Il est mon meilleur ami, mon Conseiller, ma vie. Je suis perdue sans Lui. Je ne sais pas ce que serait ma vie s'Il n'était plus là. Et pourtant, dans mon quotidien, il est des moments où je fais tout le contraire de ce que je dois faire en tant que son amie et en tant que chrétienne authentique. Je suis parfois borderline. Je n'en fais qu'à ma tête. Cela concerne surtout ma vie sentimentale: l'amour, cette chose compliquée qui rend la vie beaucoup plus tortueuse. Je n'arrive pas à concilier les deux: vie spirituelle, vie sentimentale. J'ai toujours eu du mal sur ce terrain. Et ça m'épuise. Cette année, le sujet sera Y. Quand je suis avec Y, tout va bien, je suis bien, je suis heureuse. J'aime Y. Mais, quand je suis avec Y, j'ai le sentiment de mettre une parenthèse sur ma vie spirituelle parce que Y n'est pas chrétien. Je ne renie pas ma foi, Y connaît mes convictions, sait ce que je pense (plus ou moins) et sait que je vais à l'église. Mais Y n'a aucune idée de ce que cela représente pour moi. Je ne partage que l'aspect superficiel des choses avec Y parce que je suis persuadée qu'il n'y comprendrait rien, de toutes façons. Mais, en attendant, le temps que je passe avec lui est comme un temps hors de l'essentiel de ma vie. Alors qu'il devrait en faire partie, et vice versa. C'est dans ces moments là que j'ai le sentiment d'être comme Pierre. Je ne suis peut-être pas assez honnête avec Y et je complique ma relation avec Jésus quand je suis avec Y.

Je crois que Jésus comprends ce genre de maladresse. Il connaît le coeur de l'homme. Il sait ce que je ressens. En toute simplicité, au lieu de me voiler la face, je Lui ai exposé le problème ce matin. Je n'ai pas envie de perdre mon temps avec ces histoires. Je veux vivre une vraie histoire d'amour, pas un truc en pointillé ni en demi mesure, avec une pointe de culpabilité, mais une histoire dans laquelle je me sente réellement libre et sans le sentiment d'avoir une double vie. Je Lui ai exposé le problème pour qu'Il me sorte de cette situation inextricable. C'est Lui qui sait tout et peut tout. C'est Lui l'ami. Je me suis confiée à Lui, en tant qu'ami, justement. C'est ce que les amis font: ils se confient leurs histoires et celui qui peut aider l'autre le fait quand l'un le lui demande. Si nous humains savons faire cela, pourquoi Jésus ne le ferait pas? Je veux que ce problème soit vite résolu pour que je puisse passer à une histoire d'amour plus constructive et dans laquelle Jésus aura sa place toute entière.

A suivre...

samedi 2 mai 2009

Piètre chrétienne

J'ai le sentiment d'être une piètre chrétienne: je vis confortablement dans la foi, tranquilement dans mon coin. Je la vis essentiellement pour moi. Il y a des dizaines, des centaines, des milliers d'âmes malades autour de moi, et je les côtoie dans une indifférence spirituelle, ou plutôt dans une paralysie spirituelle. Je ne dis rien, je ne partage pas ma conviction que le salut est en Jésus Christ seul, certainement parce que j'ai peur du rejet. Enfin, je ne sais pas vraiment identifier la raison mais une chose est sûre, je ne suis pas du genre à prêcher ou à évangéliser à tout bout de champs. Une chose est sûre: une des raisons pour lesquelles je ne fais pas ça, c'est parce que moi même je n'ai jamais aimé être prise à partie ou être abordée comme ça. Il m'est arrivé une ou deux fois d'échanger sur ma foi avec certaines personnes: je n'ai jamais amené le sujet, c'était toujours eux. Les échanges ont toujours été percutants et mes interlocuteurs ont toujours rejeté mes propos. Mais cela importe peu, ce qui compte, c'est que le message a été passé. Je n'ai regretté aucun de ces échanges car j'ai parlé de Dieu, du véritable sens à ma vie, de l'Amour de Dieu pour l'humanité, de la mort de Jésus-Christ sur la croix et de sa résurrection, de ce que cela veut dire, tout cela avec mon coeur et mes tripes. Je n'ai pas provoqué ces conversations, Dieu a créé ces occasions de parler et m'a à chaque fois placée là sans que je ne m'y attende ni ne m'y prépare. Mais moi-même, je n'ai jamais pris l'initiative. A vrai dire, je me dis que compte tenu de mon caractère, c'est certainement comme ça que Dieu choisira de travailler avec moi. Mais parfois, je me demande si ce n'est pas de la paresse... Le fait est qu'avec le temps, j'ai envie d'être plus proactive mais je ne sais pas par où commencer. J'ai envie d'aider les plus démunis, j'ai envie d'apporter un rayon de lumière à ceux qui sont perdus dans l'obscurité, j'ai envie de redonner l'espoir à ceux qui pensent que plus rien n'est possible. Mais, je ne sais pas comment faire. Je n'ai pas envie d'agir contre ma nature. Je ne me sens pas à l'aise avec le principe de l'évangélisation par groupe dans la rue, le porte à porte, par la distribution de soupe aux SDF, etc. Je sais que ces actions sont une bonne chose mais moi-même, je me sens comme un cheveu dans la soupe au milieu des équipes qui se lancent dans ce genre d'opération. J'ai un caractère solitaire. Je voudrais pouvoir faire quelque chose qui me ressemble. Mais quoi?

dimanche 19 avril 2009

The Potter's Hand



Dieu Tout-Puissant, soit loué, soit béni. Ce chant, avec lequel Tu m'as inspiré de commencer ma journée, m'a remplie et permis de communier avec Toi ce matin. Quelle grâce! Père Divin, Dieu Saint, Saint, Saint, rien ne surpasse Ta Sainteté, Ta Beauté et Ta Grandeur. Je me sens minuscule devant Ta majesté, si peu de chose. Je Te donne tout ce matin. Oui Seigneur Saint, je Te donne tout, car tout T'appartient. Je me sens remplie de Ta paix, de Ta joie, d'un bonheur insondable et je T'en suis reconnaissante.

samedi 18 avril 2009

Millénium

J'ai passé la nuit à lire et essayer de terminer Millénium I : Les Hommes qui n'aimaient pas les Femmes, et je me suis couchée à 05H30, pour me réveiller à 11H30. Ce n'est pas de la grande littérature au sens propre du terme, mais le lecteur - moi en l'occurence - est complètement scotché. Le suspens est là, l'histoire bien ficelée. Je me suis endormie épuisée. A 11h30, j'ai décidé d'en finir et j'ai terminé de lire le premier tome à 12H30 (il y a donc 15 minutes). Tout cela a bien entendu modifié quelque peu mon utilisation de mon temps. Je n'ai pas beaucoup dormi, j'ai des cernes sous les yeux et je ne ferai pas exactement ce que j'avais prévu de faire aujourd'hui. Mais qu'importe, j'avais envie de lire pour terminer cette longue semaine de travail. Le roman est sombre. Une pointe d'angoisse sur la santé mentale de l'humanité dans sa globalité m'a traversé l'esprit pendant la lecture. Plusieurs fois, la Bible y est évoquée, dans des contextes de crimes rituels. Les évocations sont grotesques, non parce que l'auteur a mal interprété les passages qu'il a utilisés mais parce que l'un de ses personnages, souffrant d'une psychopathologie évidente, faisait usage des textes d'après une compréhension corrompue de l'Ecriture. C'est donc voulu. Tout cela pour dire que, bien que la Bible ne joue pas un rôle central dans l'histoire, on la retrouve là, au coeur de l'histoire, apportant un prétexte au meurtre. De façon plus générale, la Bible, Dieu, la religion, intriguent et fascinent les hommes. Ils font mine de vouloir ignorer ces questions purement et simplement dans leur vie quotidienne, mais à peine le dos tourné, le sujet apparaît par-ci par-là, dans les médias, la culture, les questions politiques, et que sais-je encore.

Bien avant que ne lise Millénium, il m'arrivait de penser que je fait partie d'une vaste communauté, celle des humains, dont je ne suis absolument pas fière. Je vois les gens dans le métro, dans la rue, au travail, ça grouille de partout, ça fourmille, ça émet toute sorte d'opinions, ça veut faire croire que tout est beau et lisse, en dessous, c'est tout autre chose, c'est médisant, malveillant, sale (physiquement, moralement), c'est égoïste, c'est pernicieux et ça ne pense qu'à satisfaire ses envies. J'imaginais un corps formé par l'humanité entière et chaque être humain en serait un membre: et je voyais le chaos le plus total, un corps malade, purulent - les clochards du métro parisiens me fendent le coeur, allongés par terre, ivres morts et puants, à moitié déchaussés, les vêtements trempés par l'urine, les visages boursouflés par l'alcool, ils figurent parmi les pustules du grand corps malade que nous sommes, et s'il n'y avait qu'eux... Je pense aux filles de l'ESt emmenées de force pour se prostituer et mendier à l'Ouest, je pense aux enfants du tiers monde à qui on apprend à faire la guerre et qui tuent sans se poser de question, je pense aux hommes d'Amérique Latine qui servent de mulets pour transporter sur leurs dos des cargaisons de marchandises parce que plus rentables - j'ai vu des photos bouleversantes, il y avait des femmes enceintes traînent des sacs aux volumes indécents traverser la frontière pour une bouchée de pain, même pas, pour le compte de l'entreprise du coin; je pense à tous ces méfaits de l'humanité dont, contrairement à ce que nous voulons tous bien penser pour dormir tranquille, nous sommes tous responsables. Je me souviens d'un texte que j'ai lu sur une affiche qui disait quelque chose comme: "Que nous le voulions ou non, l'humanité, c'est nous". Cette idée est gênante mais elle est vraie. Il est vrai que JE ne suis pas responsable des actes des autres. Et pourtant, je ne puis ignorer que les autres, cette société à laquelle j'appartiens, influencenet mes actes, mes pensées, mes désirs, mes joies, mes craintes. Et VICE VERSA, par la force des choses. Je sais que cette influence va plus loin que je ne l'imagine et que je ne le souhaite. Il est plus facile de penser que ce que je fais de ma vie ne regarde personne. Mais, en toute honnêteté, je sais que c'est faux.

Nous sommes des êtres destinés à vivre en société. Nous sommes responsables les uns des autres. Mais, c'est une responsabilité trop lourde à porter parce que nous n'avons pas de repères: comment la porter quand au fond, nous ne savons pas où nous allons vraiment, d'où nous venons et qui nous sommes. Alors, chacun se renferme sur lui-même. Un corps avec des membres qui n'en font qu'à leur tête est un coprps voué à la mort.

Face à ce corps, il y a Dieu, cette question qui revient souvent. Ce corps a la prétention de savoir qui Il est, s'Il existe ou pas. Ce corps a des réponses toutes faites et s'en accomode, parce que ces réponses l'arrangent. Si Dieu n'existait pas, cela ne serait pas bien grave.

Mais supposons, grand corps malade que Dieu existe: qu'en est-il de toi alors?

Pour ma part, j'ai choisi de croire que Dieu existe, j'ai choisi bien plus: de croire qu'il a tout mis en oeuvre pour guérir l'humanité agonisante que nous sommes. L'humanité n'est pas complètement mourante. Il y a des cellules en bonne santé et dont la vigueur et la vitalité peuvent être répandues sur les cellules voisines, et ainsi de suite. Je crois, le plus sincèrement du monde, que Dieu existe, a créé l'homme, aime individuellement chaque homme, a pour projet de guérir individuellement celui qui vient à Lui, ouvre les yeux sur qui Il est et corrige la trajectoire de celui qui en toute simplicité reconnaît que l'humain corrompu qu'il est, ne peut rien pour lui-même, et encore moins pour le bien de l'humanité à laquelle il appartient. Plus personnellement, j'ai mal pour l'humanité, parfois j'en ai des nausées, d'autres fois, mon coeur se brise et des larmes me viennent quand je pense à ce que nous sommes. Quel gâchis. Quelle horreur. Quel mensonge. Puis, je pense à Dieu, et je suis reconnaissante parce qu'Il apporte l'espérance et la Vie, dans l'obscurité spirituelle dans laquelle nous errons comme des âmes en peine. Et je m'accroche à Lui. Et cela change ma vie, pour moi, mais aussi pour ceux qui m'entourent. Chaque jour, mon souhait le plus vif est que chacun de mes actes, dès le matin, influencent, même si ce n'est qu'un peu, en bien, le devenir de tous ceux que je côtoie. Mais, cela, par ma nature corrompue, je ne peux pas le faire seule. Dieu seul peut faire cela, dans sa pureté et sa sainteté., à travers ce qu'Il m'inspire. Et en cela, Il change ma vie.

Il est 13h30. L'heure avance. Il est temps d'aller me préparer, manger et mettre le nez dehors. Bonjour, monde extérieur ;)

mercredi 15 avril 2009

Take time to commune daily with God

How often we say about our earthly friends, "I really would like to have a good quiet settled talk with them so that I can really get to know them." And shouldn't we feel the same about our Heavenly Friend, that we may really get to know Him? These thoughts have taught me the importance of the children of God taking time to commune daily with their Father, so that they may get to know His mind and to understand better what His will is.

Hannah Whitall Smith
Source: Daily Christian Quotes

Comédienne

Il y a une dizaine de jours, je jouais au théâtre. Rien d'exceptionnel, à vrai dire, juste une petite soirée entre débutants et 10 spectateurs (allez, 12 pour être juste, ou 11, je ne sais plus). Mais ce fut une bonne soirée. Cela m'a fait un bien fou: monter sur scène, jouer et faire vivre un personnage, des émotions, les faire passer. Le public, petit public, a aimé. Je suis sortie de là avec la ferme conviction que j'aime ça et que j'ai un talent pour ça. Je me suis lancée dans cette aventure en novembre avec une énorme motivation. Elle ne s'amenuise pas avec le temps. Au contraire. Ce n'est pas ma première expérience. La première est un agréable souvenir pour moi: cela date du temps où j'étais étudiante, une année de théâtre dans une petite association d'étudiants. J'ai toujours voulu en refaire depuis. Pas vraiment pour le fun mais surtout parce que j'ai une véritable foi sur l'authenticité de ma vocation pour la scène et l'art dramatique. Dieu sait pourquoi.

Je m'épanouis. Je suis heureuse. Dieu m'ouvre la voie sur ma vie, celle qui m'appartient, celle qui me va bien. Il me conduit, Il me guide, avec une incroyable patience, parce que je suis lente, parfois je fais des détours inutiles. Mais Dieu est toujours là. Il permet, Il corrige, Il bénit et Il comble.

Ma vie, si désordonnée autrefois, trouve tout doucement un ordre qui vient de Dieu. Au commencement était le chaos... ;)

Soyez bénis et je souhaite que Dieu vous conduise. Il n'y a rien de comparable.

A bientôt!

lundi 13 avril 2009

Tu étais où?

Il y a quelques jours, ma mère me faisait remarquer que je n'écrivais plus sur "à quoi bon croire". En revenant ici aujourd'hui, je dois constater qu'elle avait raison. Je n'avais pas vu à quel point le temps avait couru: absorbée par mes multiples et trop nombreuses activités. D'ailleurs, aujourd'hui, lundi de Pâques, du travail m'attend et je ne vais pas pouvoir m'éterniser ici ce matin. Mais, il y a une chose que je tiens à dire avant de repartir pour un temps indéterminé: Dieu est grand, Il est véritablement Amour, chaque jour et dans chaque circonstance de ma vie, je l'expérimente. Il est là, fidèle, bon, attentionné et miséricordieux. Il enseigne, conduit, guérit et pourvoit, Il corrige et console.

J'espère pouvoir partager bientôt mes dernières expériences.

En attendant, je pars en laissant dernière moi cette phrase porteuse de sens de George McDONALD:

Don't measure God's mind by your own. It would be a poor love that depended not on itself, but on the feelings of the person loved. A crying baby turns away from its mother's breast, but she does not put it away till it stops crying. She holds it closer. For my part, in the worst mood I am ever in, when I don't feel I love God at all, I just look up to His love. I say to Him, "Look at me. See what state I am in. Help me!" Ah! you would wonder how that makes peace. And the love comes of itself; sometimes so strong, it nearly breaks my heart.

Bon lundi de Pâques!
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