Tout le monde est rentré de vacances, et conclusion: j'ai réussi avec succès mes 3 semaines d'intérim. Ma Direction me confirme sa confiance. Je suis sollicitée de partout, je suis comblée. Je sais et j'affirme que je ne peux faire ce que je fais que parce que Dieu est mon guide et mon maître.
Dimanche dernier, j'ai eu la joie d'animer la première réunion du Rendez-Vous des Enfants dans mon église. J'avais très envie de leur présenter ce Dieu merveilleux qui nous a créés, Dieu le Père, Dieu le Créateur, Dieu le Consolateur... et surtout Dieu qui s'est fait connaître à moi et qui a ma vie en charge. Tant de choses à dire et à raconter. Mon expérience spirituelle intérieure a été si forte ces derniers temps, que je peux dire que Dieu devient concret pour moi. Il glisse du concept, auquel je crois fermement, au réel et au vécu. C'est une autre dimension, que je ne sais expliquer. Quand on est jeune chrétien, on a des images et des idées plein la tête, parfois beaucoup de clichés. Puis, on avance, on cherche à approfondir et lorsque Dieu se révèle tel qu'Il est, les images s'effacent et laissent place à une réelle présence, à Lui qui est, à "Je suis". C'est fort. Voilà ce que je suis en train de vivre.
Je disais donc, dimanche dernier, j'ai animé la réunion des enfants. C'était une réunion bénie. 4 enfants étaient présents. Ils m'ont parlé d'eux, de leurs vacances et de leur rentrée, un peu de leur vie à la maison aussi. Et moi, j'en ai fait de même, puis je leur ai parlé de Dieu, en le présentant Lui aussi. Je l'ai présenté par son nom, comme nous l'avions chacun fait en début de réunion en nous nommant un par un, ou plutôt par ses noms: Jehovah Jiré, Jehovah Roï, Jehovah Nissi, Jehovah Shamma, Jehovah Sebaoth... Et au fur et à mesure que je leur expliquais chaque nom donné, mon coeur était lui-même touché. Dieu qui guérit, Dieu qui pourvoit, Dieu mon berger, Dieu ma bannière... mais qui donc sur la terre et dans le ciel est semblable à Lui, et quel bonheur de le connaître. Je vivais mon message. Les enfants ont été à l'écoute, pendant une heure et avaient envie d'en savoir plus. De revenir dimanche prochain. Je remercie Dieu pour cela, c'est une bénédiction.
Quelques jours avant cette séance, j'avais reçu un e-mail du responsable du Rendez-Vous des Enfants qui me demandait si je pouvais assurer la leçon car nous sommes en manque de moniteurs (nous sommes deux, lui et moi, et nous sommes en train de recruter) et lui n'était pas disponible. Bien sûr, ai-je pensé. A ce moment là, je m'étais dit qu'il fallait que je le fasse parce que je ne pouvais pas laisser tomber les enfants et je me positionnais dans ma tête comme le sauveur de la réunion, pour éviter qu'elle n'ait pas lieu. En même temps, je me disais que j'étais fatiguée par mon travail et que ce n'était pas raisonnable. Mais je devais dire oui, et cette réponse, j'allais la donner par devoir. Au fond de moi, je savais que tout ce raisonnement était faux, qu'il s'agissait de prendre une responsabilité au nom de Dieu mais que ma décision de la prendre n'était pas inspirée de Dieu mais de mes propres idées de grandeur. Cela me dérangeait profondément. J'avais besoin de prendre cette décision en étant guidée et inspirée. Il y a des moments comme ça où on décide et où on agit, armés de grandes idées avec notre échelle de ce qui est bien et de ce qui est mal, plein de bonnes intentions, mais Dieu n'y est pour rien. Il n'est pas là. Soyons honnête, quand on décide de cette manière, Dieu n'est pas là. Et on y va de ses propres forces, avec ses bons sentiments, finalement. Si j'avais continué dans cette lancée, j'aurai dit oui, j'aurai préparé ma leçon méthodiquement, j'aurai prié pour que Dieu soit avec moi - cela m'aurait peut-être interpellé sur le fait que ce serait bien de me laisser guider par Lui, mais passons - et je serai allée faire ma leçon avec tout mon savoir-faire et mon bon coeur, mais je n'aurais pas laisser beaucoup de place à Dieu, ALORS que c'est de Lui dont il s'agit au final. Oui, cela me dérangeait profondément. Tous ces bons sentiments. Je n'ai donc pas répondu tout de suite. J'avais besoin d'avoir la conviction que ma réponse serait inspirée de Dieu, qu'Il décide et moi je suis.
Avec le mois d'août intense que j'ai vécu d'un point de vue professionnel et ma vie sentimentale qui prend un virage plus sérieux - mon petit ami veut se marier avec moi et veut vivre avec moi, pour la vie dit-il... je parlerai de cela une autre fois - j'avais un besoin profond de me rapprocher de Dieu. J'ai senti que j'avais besoin d'aller encore plus loin dans mon intimité avec lui. J'avais envie de tout Lui donner, vraiment tout, et de faire l'inventaire de ce que j'ai encore gardé pour moi, pour tout mettre entre ses mains. Je sais que c'est le secret du bonheur: laisser les manettes au maître. L'abandon au maître. Et cela ne se fait pas comme ça. Cela aussi je le sais. Alors, remplie de ce désir profond, j'ai eu cette idée de jeûner à la fin du mois d'août pour méditer avec Lui sur tout ce qui s'est passé pendant l'été, plus particulièrement en août, pour me remémorer tout ce qu'Il a fait, le louer et le remercier, et pour passer en revue ce que j'ai mal fait et Lui demander pardon pour cela. J'ai donc jeûné le 31 août et prié. Il était présent, c'était merveilleux. Je me suis sentie sereine et en paix. Puis, le 1er septembre, j'ai observé un deuxième jeûne, cette fois pour me projeter sur l'avenir avec Lui. Au début, j'avais pensé prier pour qu'Il m'aide à me fixer des objectifs, un peu comme de bonnes résolutions. Mais pendant le jeûne, Il me disait qu'en cela aussi, je comptais encore m'appuyer sur mes propres forces et ma propre sagesse. J'ai un besoin de performance qui est incompatible avec sa prise en main de ma vie. J'ai ainsi abandonné l'idée de me fixer des objectifs, sauf un seul, celui de lui donner mon temps, mes pensées, tout ce que je suis. C'est lui qui me fixe des objectifs, que je n'ai pas besoin de connaître à l'avance, car Il a son timing qui est parfait. Et moi, pour les connaître, je dois être dans Sa présence, toujours. Et pour les atteindre, je dois lui donner mes mains, mes pieds, ma tête, mon coeur: Lui seul sait comment les atteindre. Etre habitée par Dieu.
Pendant le deuxième jour de jeûne, j'ai été dans sa présence et tout était plus simple. Je savais dans mon coeur qu'avec Lui, je suis dans une autre dimension et que les pouvoirs de ce monde ne peuvent pas me toucher. Je savais que je peux tout, en Lui et par Lui, et pour Lui. Je savais aussi que ce tout, que je peux, ne peut être que parfait, car Il m'inspire ce que je dois faire. Il ne s'agit pas de faire ce que bon me semble et de pouvoir le faire sans limite: il s'agit de faire ce que bon semble à Dieu. C'est pendant ce temps de méditation que Dieu a retiré les bons sentiments et le besoin de faire mon devoir de mon coeur pour y mettre à la place son désir de se faire connaître aux enfants pour la réunion du dimanche suivant. Oui, c'est cela, Il a retiré mes bons sentiments, et Il a mis son désir à sa place. J'ai senti ce désir si fort que j'ai tout de suite contacté le responsable de l'école du dimanche pour lui dire OUI. Je n'ai pas eu de peine à préparer ma leçon, car Dieu l'avait déjà prête et avait prévu ce que partagerait en son nom aux enfants. Quelle excitation! J'avais hâte d'y être, une hâte que je ne connaissais pas avant. J'avais hâte de parler de Dieu aux enfants, dans sa présence que je palpais concrètement. J'avais hâte d'extérioriser cette découverte de Dieu que j'ai expérimentée en moi. Oh oui, quelle excitation!
Les jours précédents, chaque matin, je me notais une petite phrase, soit une citation chrétienne, soit un verset, que je plaçais sous l'écran de mon PC, pour ne pas perdre les fondements de ma foi de vue dans mon quotidien. Après les deux jours de jeûne, j'ai pris la décision de m'édifier et de prier sur mon lieu de travail avant de commencer la journée pour tout donner à Dieu, rester toujours dans sa présence et sous sa direction divine. Puis, de noter sur mon bout de papier une phrase qui résume bien ce que j'ai reçu au cours du temps d'édification. Et cette semaine qui vient de s'écouler, j'ai été bénie par une étude que j'ai suivie sur le site Internet
Preach the Word, que je recommande soit dit en passant, pour mon édification: il s'agit d'une étude du chapitre 6 du livre des Ephésiens, sur le chrétien en tant que soldat, intitulée
"The Christian Warrior's Brief". De cette étude j'ai retenu beaucoup de choses qui m'ont renforcée dans ma marche avec Dieu mais ce qui m'a le plus touché, c'est cette phrase, que je laisse pour terminer :
God does not want me to live a holy Christian life, but my God wants to live His life in me! Je traduis par:
Dieu ne veut pas que je vive une vie chrétienne sainte, Dieu veut vivre Sa vie en moi!
Cela change tout. MY GOD WANTS TO LIVE HIS LIFE IN ME. Il y a une force indescriptible dans cette phrase. My God, In me. C'est cela, Dieu en moi, ou rien.
Que l'Eternel est Grand.
Que Dieu soit réellement avec vous, chers amis lecteurs, je vous le souhaite de tout coeur.